Ici comme ailleurs, certaines personnes subissent encore aujourd’hui de la discrimination sur la base, par exemple, de leur sexe, de la couleur de leur peau ou de leur niveau de revenu. Cela a toutes les chances d’influencer négativement leur humeur, mais aussi leur santé. Lorsque des événements dans l’actualité viennent à accentuer cette impression d’injustice, est-ce que de tels impacts sur la santé des jeunes en viennent à être augmentés?

Une équipe de chercheurs américains ont profité d’une période politique mouvementée pour étudier la question. En effet, ces dernières années les médias ont rapporté beaucoup d’événements et de discours perçus comme discriminatoires aux États-Unis. Les chercheurs ont donc fait passer un questionnaire à 2500 élèves de 10 écoles secondaires de Los Angeles à deux occasions (en 2016 et en 2017), leur posant des questions sur leur degré d’inquiétude et de stress lié à la discrimination ainsi que d’autres sur leur santé physique et mentale.

Une proportion importante de ces élèves, dont la vaste majorité sont d’origines ethniques diverses, se sont dits inquiets de percevoir une montée de discrimination dans leur pays, et plusieurs ont également déclaré être stressés par cette situation; dans les deux cas, la proportion était plus importante en 2017 qu’en 2016. L’étude rapporte également que ces élèves inquiets ou stressés consommaient davantage de cigarettes, d’alcool, de cannabis et d’autres drogues, en plus de vivre davantage de symptômes de dépression et de symptômes liés aux troubles de déficit de l’attention. Les effets sont plus importants pour les élèves afro-américains et latinos, pour ceux plus inquiets en 2017 qu’en 2016 et pour ceux dont les parents sont moins éduqués. Ces résultats indiquent que de combattre les discriminations ou même seulement les perceptions liées à celles-ci peut devenir intéressant pour qui a la santé des adolescents à coeur.

Source: JAMA Pediatrics