Troubles de conduites alimentaires: le rôle des étiquettes négatives se clarifie

2018-10-18T12:11:38+00:0018 septembre 2018|Conduites alimentaires, Nouvelles, Santé|
On sait que la stigmatisation des personnes en surpoids (le fait de les agacer, les intimider ou les discriminer, par exemple) est un facteur qui contribue en général aux troubles de conduites alimentaires. C’est encore plus vrai chez les jeunes, mais l’impact particulier des différents types de stigmatisation est toujours peu connu. Concrètement, est-ce que le fait de dire à des adolescentes qu’elles sont “trop grosses” entraîne des problèmes alimentaires?

Des chercheurs américains ont voulu en savoir plus en utilisant les données d’une recherche plus large. Celle-ci comportait toutes sortes de questions, dont si des proches leur avaient dit cela et sur leurs comportements alimentaires. Les réponses de plus de 2000 adolescentes entre 14 et 19 ans ont été analysées afin de voir si un lien existait entre les réponses à ces questions.

Au final, les filles s’étant faites traiter de grosses à 14 ans avaient plus tendance par la suite à avoir des comportements malsains de gestion du poids, à être boulimiques, à vouloir être minces et à ne pas aimer leur corps. L’impact de l’étiquette de “grosse” était encore plus fort lorsqu’il provenait d’un membre de la famille des adolescentes. Les mots que l’on utilise parfois pour parler à nos proches peuvent avoir plus de conséquences qu’on ne le croit!

Source: Journal of Adolescent Health